Gabriel Coquelin – Sculpteur (1907-1996)

gabriel coquelinNé à Agen, où il ne vécut que deux mois, un juste retour des choses le rendit à Châtillon pour la vie.

C’est à Montparnasse que s’écoulèrent l’enfance et la jeunesse de Gabriel Coquelin. C’est dans ce milieu passionnant d’artistes qu’une irrésistible vocation naît en lui.

Il entre alors aux Arts décoratifs et suit les cours de dessin des Académies de Montparnasse. L’ambition de créer germe en lui. C’est pourquoi il s’adonne d’abord au modelage avant d’entrer à l’école des Beaux-Arts où il devient l’élève de Coutan et de Landowski. En 1923, la famille Coquelin s’installe à Châtillon au 13 villa Madeleine.

Les débuts de Gabriel Coquelin

Quatre ans après, il expose au Salon des Artistes Français le buste de Corin. Celà lui vaut une mention et lui permet de débuter son œuvre personnel. Mais, nécessité oblige, il poursuit son cursus de praticien et s’engage de plus en plus dans la statuaire monumentale.

Sculpteur doué, il reproduit les œuvres des grands artistes bénéficiant des commandes de l’État. En 1931, il devient praticien d’Alfred Janniot et, toute sa vie, il burinera dur granites et pierres pour ses confrères sculpteurs ou architectes. Yencesse, Leleu, Leygue, Quillivic, Thurotte et bien d’autres lui confieront leurs œuvres.

Les œuvres principales de Coquelin

Parmi ses œuvres personnelles majeures, on peut citer Malice, Vénus,  qu’il considérait comme son chef-d’œuvre, et Femme se coiffant qui obtint une médaille d’or en 1935. Dans le hall de la mairie de Châtillon, le visiteur peut admirer une Naïade acquise par la municipalité en 1987 et la Femme au coquillage en pierre de Chauvigny, qui a merveilleusement trouvé sa place dans le parc des Sarments.

Une exposition a eu lieu à la Maison des Arts en 1991 sous le titre de “L’hymne à la femme ».

C’est aux premiers feux de l’automne 1996 que Gabriel Coquelin nous a quittés. Un livre intitulé La Saga des Coquelin, de Monique Barrier retrace sa longue carrière de sculpteur.